Les neuf merveilles du monde

Extrait d’un livre d’éveil pour les enfants de 8 à 14 ans.

Le Jardin de Brume

L’histoire de Rosarya, notre monde, commence lors de la Scission Originelle, où les dieux ont envoyé les huit Psychopompes sur le monde pour guider les humains et fonder les neuf traditions. Avant cela, l’humain était une créature primitive, mais les Psychopompes sont venus donner un sens à leur vie, et par leur biais, la civilisation a pu se développer.

À partir de là, notre monde a connu trois âges : le Premier Âge ou l’Ère des Hommes, âge de guerres et de conquêtes territoriales, le Deuxième Âge ou l’Ère des Esprits, âge de spiritualité et de conquête des convictions, et le Troisième Âge ou l’Ère des Démons, âge de progressisme et de survie conjointe.

Tout cela pour dire que, parmi toutes les merveilles du monde (qui ont toutes été construites au Premier Âge), le Jardin de Brume est la plus ancienne, à tel point qu’on n’est pas capable de précisément dater sa construction.

Il s’agit d’une île somptueusement posée sur le Grand Lac du Vallon-Havre, dans le pays de Tohava, qui reste fermé aux regards même les plus attentifs à cause des nappes de brumes qui l’enrobent. Les rares yeux qui ont pu s’y promener ont rapportés des assortiments de plantes inconnues mais d’une beauté indéfinissable, des senteurs et des sons si doux qu’aucun sentiment négatif ne peut sévir sur l’île et des monuments anciens conquis par les plantes dans une danse symbiotique de toute splendeur.

Malheureusement, l’accès est sévèrement contrôlé par les seigneurs locaux, siégeant respectivement à Havrelac et au Havre. Il est possible de demander une permission, mais ceux qui ne font pas partie de la caste noble n’arriveront même pas à obtenir le formulaire. En effet, la préservation du monument est primordiale pour la tradition perfectionniste, qui en a la charge.

La Porte des Ombres

Cet escalier, comprenant cent mille marches ornementées, permet de traverser le premier rempart des Monts Slevaria, menant à des nombreuses richesses, aussi nombreuses que les dangers qui les gardent.

Entre le climat, le terrain et les démons qui y rôdent, ce qui fit l’essor et la richesse de la tradition linguistique à son apogée n’est plus qu’un vestige du passé. Mais la Porte des Ombres est toujours présente, indélogeable, prouvant que cette apogée a bien eu lieu.

Aujourd’hui, beaucoup de chasseurs de démons s’y rendent pour étudier ces derniers, car là-bas on en trouve sous de multiples formes : des disgracieux, des monstrueux, des violents, des sournois, etc. Il paraît même que certains peuvent se faire passer pour des humains…

Le Belvédère des Dieux

Il s’agit d’une construction de bois gigantesque qui, située dans la Tundra, permettrait d’observer le Domaine des Dieux au-dessus du Golfe des Éléments.

Est-il nécessaire de rappeler que l’archipel que l’on nomme le Domaine des Dieux est un des quatre points cardinaux du monde ? Avec l’île rocheuse appelée la Rose-guide, le Cap du Bout du Monde, et l’endroit le plus inaccessible de Rosarya, le Cap de l’Abandon, il permet de se diriger lors des voyages partout sur le continent et en mer. Si d’aventure vous entendez les termes dieux, guide, monde et abandon, vous saurez qu’il s’agit de directions géographiques.

Le Temple Suspendu

Cet édifice religieux est dédié au dieu Vael, dieux qui supervise le pays éponyme, et dont l’influence s’étend du Bois de Vael à la Faucille de Vael en passant par le Gouffre de Vael. C’est suspendu au-dessus de ce dernier que le temple a été construit.

Ce monument est particulier, car contrairement à la plupart des autres merveilles du monde, il est ouvert à tous. Faites attention cependant, car quand on y pénètre il est alors impossible d’en sortir. Ceux qui s’y rendent promettent par leur seule présence d’honorer les tous les dieux et toutes les vertus, en échange de quoi ils peuvent vivre une vie de méditation et son protégés des maladies et des accidents. Ainsi, chaque moine est certain d’arriver au terme de ses cent ans d’existence et de rejoindre les dieux en plein état de spiritualité.

Il est cependant proscrit que des enfants, âgés de quatorze ans ou moins, y pénètre sans la bénédiction d’un guide. Mais que l’on soit adolescent (entre 15 et 24 ans), jeune adulte (entre 25 et 49 ans), vieil adulte (entre 50 et 79 ans) ou même vieillard (à partir de 80 ans), chacun à le droit de venir pour attendre sa mort séculaire en méditant.

Fertilenne

Fertilenne est le nom donné à une ville du passé, qui aujourd’hui n’est que ruine. L’architecture est certes avant-gardiste pour l’époque, mais ce qui la distingue du commun des villes est le fait qu’il s’agit d’une véritable cité bâtie sur des pilotis de pierres, se dressant ainsi au-dessus des flots moribonds du Marais Fertile, plus grand marais du monde.

Chacun sait que le Marais Fertile, bien qu’il porta autrefois bien son nom, a été empoisonné au cours de la Guerre Triangulaire, et donc depuis plus de deux mille ans il n’est plus qu’une vaste étendue de flots nauséabonds et corrosifs. La seule chose qui s’y trouve encore, parmi les animaux déformés et les plantes rachitiques, est la ville abandonnée mais toujours debout de Fertilenne.

La Roseraie

La rose est le symbole du monde. Chacun sait que porter une fleur à son col a une signification particulière, mais porter la rose est un acte conséquent et lourd de sens.

La Roseraie est le seul endroit du monde où les huit espèces de roses peuvent pousser conjointement. Ainsi on y retrouve des roses de toutes les couleurs : rouges pour la fougue, oranges pour la déférence, jaunes pour la repentance, bleues pour l’humilité, azurs pour la gloire, blanches pour la pureté, roses pour la fidélité et noires pour la sagesse.

Ainsi, si vous voyez des gens porter une rose ou sa représentation, il s’agit d’un vœu plein de sens qu’il vous faudra lire avec précaution, car même s’il vous en est donné un aperçu ici, leurs significations sont bien plus complexe que cela. De plus veillez à bien prendre en compte la manière dont elle est portée, car arborer la fleur vive est un dévouement bien plus fort que de la broder sur son vêtement ou l’afficher sur sa bannière, voire encore plus simplement de ne l’avoir qu’en tant que simple accessoire.

Les Archives du Monde

Il s’agit d’un lieu très sympathique, bien que reculé. Érigé par des membres de la tradition shamanique, il s’agit d’une bibliothèque cherchant à agréger tous les écrits, présents et passés, de l’humanité.

Les archives sont ouvertes au public et le visiteur sera émerveillé de voir de nombreuses espèces de magifestes s’affairer en ces lieux.

Comme chacun sait, les magifestes sont des créatures étranges et absurdes qui apparaissent là où la magie est utilisée en grandes proportions. Aux archives du monde, fait unique, ils participent à la maintenance de l’endroit et voir ces créatures à l’œuvre est aussi intrigant que fascinant.

Les Six Colonnes

Les Six Colonnes sont six édifices titanesques érigés en l’honneur de la réconciliation des valeurs à la fin de la Guerre Triangulaire. Sur ces grandes colonnes sont inscrits les noms de tous ceux qui ont péri par les armes durant le conflit.

Comme chacun sait, les six valeurs sont les piliers de notre civilisation. Elles sont réparties en trois axes, chaque axe pouvant se décliner en deux valeurs. Ainsi, chaque tradition représente une combinaison unique de ces trois axes, c’est la raison pour laquelle il y a huit traditions. Il y a bien entendu celle qu’on appelle la “neuvième tradition”, rattachée à aucune valeur en particulier mais servant à guider les esprits égarés.

Le premier axe est le Comprem, symbolisant une manière d’appréhender le monde. On peut le faire avec sagesse, voie de l’Essence, ou avec intelligence, voie de l’Esprit.

Le deuxième axe est le Modem, symbolisant la manière dont ont influe sur le monde. On peut le faire en entrant en symbiose avec lui, voie de la Pureté, ou en imposant sa volonté, voie de l’Ambition.

Enfin, le dernier axe est le Volem, symbolisant le but de nos actes sur le monde. On peut le faire pour apporter l’équilibre en toute chose, voie de l’Harmonie, ou pour élever le monde et surpasser de qu’il est, voie de l’Exaltation.

Un exemple qui parlera à tous est celui de l’Expressionnisme, tradition qui honore les valeurs de l’Esprit, la Pureté et l’Exaltation.

Cosma, la Cité-Univers

Cosma est la dernière merveille qui a vu le jour et dont la fondation a marqué la fin du Premier Âge et scellé une nouvelle ère. Il s’agit de la construction la plus conséquente de l’histoire de l’Humanité, un symbole d’unité.

Si le Premier Âge est un âge de guerre et de conquête, il a atteint son paroxysme lors de la Guerre Triangulaire. Il s’agit du premier (et seul) conflit mondial, impliquant toutes les traditions. Elle a commencé quand des dissensions ont scindé les expressionnistes et les clercs en deux factions au sein de leur propre tradition : ceux qui considéraient que la Pureté était une valeur plus importante que l’Exaltation, et ceux qui pensaient le contraire. Même si ces deux traditions n’ont pas le même comprem (les expressionnistes préfèrent l’Esprit et les clercs préfèrent l’Essence), ils se sont regroupés pour faire deux faction séparatistes : les puritains et les exaltés (qui, chacun contenaient des membres de l’Expressionnisme et de membres de la Foi). Leur but, à chacun, était d’imposer au monde la valeur qu’ils mettaient en avant, cherchant à écraser toutes les autres.

Parmi les autres traditions, celles qui honoraient l’une ou l’autre des valeurs se sont jointes au conflit, formant deux grandes armées pluri-traditionnelles, du jamais-vu jusque là. De leur côté, ceux qui ne partageaient aucune de ces deux valeurs et qui, du coup, refusait que l’une d’entre elles domine toutes les autres, fondèrent une troisième faction : les neutralistes. Trois grandes armées s’affrontaient donc, ce qui donna son nom à la Guerre Triangulaire.

Le conflit dura soixante-quatre ans. Au terme de celui-ci, les neutralistes avaient réussi à mettre une pression si forte sur les deux armées séparatistes qu’elles furent toutes deux contraintes de signer la paix et d’admettre qu’aucune suprématie n’était souhaitable. Suite à cela, chaque tradition conclut que la guerre armée n’était qu’une maladie intestine à l’humanité, et que désormais si guerre il y avait, ce serait une guerre spirituelle. Cet acte scella la fin du Premier Âge.

En guise de symbole de paix et d’unité pour l’entrée de l’humanité dans le Deuxième Âge de son existence, toutes les traditions ont conjointement bâtit Cosma, qu’on surnomme la Cité-Univers, plus grande ville jamais construite, et au sein de laquelle on peut trouver des résidents de toutes les traditions.


Un commentaire

  1. May dit :

    Très Intéressant développement du lore.

    Ça restes un peu confus au niveau des colonnes.

    J’aime

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